Agriculture. Grâce à ses camions usine la société SANM transforme et valorise les céréales produites par les éleveurs. Zoom sur cette activité méconnue.

11-10-2017

Calcialiment News Image October

Le camion-usine en activité dans une exploitation agricole, avec à gauche Frédéric Beaudoin, le chauffeur, et Hervé Boulay, le responsable du site de Vaiges de la Société SANM. | Ouest France

La Société SANM (Société agroalimentaire Normandie Maine) implantée dans la zone d'activités Coëvrons-ouest, dans la  Mayenne, en bordure de la route départementale mentionne sur son panneau publicitaire « Broyage et aplatissage de  céréales à la ferme ».

Cette société a été créée en 1984 à Alençon, et fait partie depuis 2011 du groupe  Calcialiment. Elle est installée à Vaiges depuis dix ans, près de la sortie de l'autoroute.
« Notre travail consiste essentiellement à transformer tous types de céréales dans les fermes, explique Hervé Boulay, responsable du site de Vaiges.
« Nous ajoutons un savoir-faire complémentaire en apportant également une valorisation à la nutrition animale par l'addition de compléments minéraux. Depuis Vaiges, nous rayonnons notamment dans tout le Grand Ouest, en consacrant notre activité aux bovins, aux porcs et à la volaille. Nous répondons en cela à un besoin des éleveurs qui souhaitent de plus en plus  travailler  en  autonomie.  Pour  éviter  d'acheter  des  aliments,  ils  préfèrent  utiliser  leurs  céréales  en  les valorisant. C'est le service que nous leur apportons en nous déplaçant de fermes en fermes avec nos camions-usines. »

 

Camions-usines

Effectivement,  quatre  camions  appelés  camions-usines  sillonnent  les  routes  du  département  et  bien  au-delà  pour transformer les céréales.
« J'ai été chauffeur de ces camions pendant plus de vingt ans. Ce métier requiert bien
évidemment l'obtention du permis poids lourd, mais aussi de bonnes connaissances techniques pour maîtriser le travail de transformation des céréales, en fonction de la demande de l'éleveur et du type de céréales », poursuit Hervé  Boulay.  Lui  s’occupe  spécialment  de  la  logistique  et  techniques  liées  à  cette  activité.  « Nous  avons  acheté
récemment un nouveau camion qui coute quand même 325 000 €. Notre objectif est de continuer à prospérer, et pourquoi  pas envisager l’acquisition d’un nouveau camion si besoin. »

 

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